Derrière les lignes : Maxime Lefèvre

chat-gpt-5.ai est animé par une seule personne. Voici qui, comment, et pourquoi.

Maxime Lefèvre, fondateur du blog

Maxime Lefèvre

Journaliste IA — Paris, France — 38 ans

Ancien ingénieur ML reconverti en journaliste tech, j'écris sur les modèles de langage depuis 2020. À Paris, dans un bureau encombré de bouquins de Stuart Russell et de notes de prompts. Mon premier réflexe face à une promesse d'IA, c'est de la tester. Mon second, c'est d'en mesurer le coût réel.

Le parcours, en bref

J'ai commencé ma carrière comme ingénieur logiciel, en 2010, dans une équipe SaaS B2B. Quatre ans plus tard, j'ai rejoint une scale-up française d'IA conversationnelle, à l'époque où le mot « chatbot » désignait quasi exclusivement des arbres de décision. J'y ai passé quatre ans à entraîner des modèles de classification d'intentions, à débugger des pipelines de données et à découvrir, peu à peu, que les fondations statistiques de tout ça étaient à la fois plus fragiles et plus puissantes que ce qu'on disait à l'extérieur.

En 2018, j'ai pris le poste de lead ML dans une startup d'analyse documentaire — extraire de la connaissance structurée à partir de rapports financiers, de contrats, de PV de conseils d'administration. J'y ai vu de très près à quel point le passage de la démo à la production était un gouffre.

En 2020, j'ai lancé ce blog. Pas pour quitter l'ingénierie, mais parce qu'il n'existait pas, en France, de lieu où l'on parlait de l'IA générative avec à la fois la rigueur technique et l'écriture journalistique. Trop de blogs étaient écrits par des marketeux ; trop de papers étaient inaccessibles. Je voulais un troisième pôle.

Comment la rédaction travaille

Voici, sans mystifier, comment se prépare un article publié ici.

1. La sélection des sujets

Je ne traite ni l'actualité brûlante (les twits d'OpenAI à 3 h du matin), ni les sujets « evergreen SEO » (top 100 prompts qu'on trouve partout). Je traite ce qui me semble apprendre quelque chose au lecteur attentif : un benchmark mal compris, une fonctionnalité sous-estimée, un compromis technique qu'on ne voit pas dans la documentation officielle.

2. Le test

Pour 90 % des articles, je teste moi-même. J'ouvre une console, j'ouvre une session ChatGPT, je lance des appels API. Je note ce que j'observe. Quand je cite un chiffre, c'est soit le mien — issu d'un protocole reproductible — soit une source primaire que j'indique avec un lien.

3. L'écriture

Je n'utilise pas de modèle d'IA pour rédiger les articles. J'utilise GPT-5 et Claude comme correcteurs (« relis cette phrase, est-elle ambiguë ? ») et comme contradicteurs (« quelle est l'objection la plus forte à cet argument ? »). Le texte final est le mien, ligne après ligne.

4. La relecture

Avant publication, je laisse reposer 24 à 48 h. Je relis à froid. Je supprime tout ce qui ressemble à une formule, tout ce qui sonne « ChatGPT ». Ce qui reste est ce que je publie.

5. Le suivi

Quand un article contient une affirmation factuelle qui peut vieillir (un benchmark, une tarification, une fonctionnalité), je date l'affirmation. Quand quelque chose change, je mets à jour avec un erratum visible — pas en silence.

Indépendance et modèle économique

Pour qu'il n'y ait aucun doute :

  • Le blog est indépendant. Aucun éditeur de LLM (OpenAI, Anthropic, Google, Mistral) n'a de lien capitalistique avec moi, ni de partenariat commercial.
  • Aucune publicité tierce n'est affichée. Pas de bannière, pas de native ads, pas de tracking publicitaire.
  • Les revenus du blog proviennent de trois sources : (1) la newsletter premium pour les pros (12 € / mois, optionnelle, 4 % des abonnés), (2) des ateliers ponctuels en présentiel (École 42, écoles d'ingénieurs), (3) des collaborations éditoriales avec des médias spécialisés, toujours signalées en bas de l'article concerné.
  • Les outils que je recommande sur le blog, je les utilise. Quand je suis affilié, je le précise (mais c'est rare — je n'ai pour l'instant qu'un seul partenariat d'affiliation actif, divulgué).

Ce que je ne fais pas

Je ne fais pas de prédictions à long terme sur l'IA. Pas de papier « 2027 sera l'année de l'AGI » ou « 2030 verra l'effondrement du marché ». Ces papiers font du clic mais n'apportent rien. Je préfère décrire ce qui existe, mesurer ce qui se mesure, et laisser le futur aux futurologues.

Je ne fais pas non plus de prises de position politiques sur l'IA. Pas par tiédeur — par conviction qu'un journaliste tech est plus utile quand il décrit que quand il édicte. Cela ne m'empêche pas, dans l'éthique, de signaler très clairement les pratiques qui me semblent problématiques.

Pour me joindre

La page contact est le canal principal. Pour suivre l'actualité au jour le jour, l'index des dépêches regroupe toutes les analyses publiées sur ChatGPT, GPT-5, les modèles LLM concurrents et plus largement l'IA générative.

— Maxime, mai 2026